LADAKH 2010
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  LADAKH Août 2010

RAID HIMALADAKHIE
Du 31/07 au 17/08/2010

Vendredi 30 JUILLET 2010
Je range et je finis le sac pour partir demain au LADAKH via Paris  -  Moscou et New Delhi.
L'après-midi, je vais à l'hôpital E. Herriot pour une dernière visite à mon frère au pavillon des grands brûlés avant notre départ.
Ce n'est pas la joie, c'est même l'angoisse !

Samedi 31 juillet
Ma Tante nous emmène à la gare pour 6h 48 départ du train arrivée à Roissy à 10h 02. J'appelle toute la famille avant ce si long voyage. Des nouvelles d'Henri !!!
Nous prenons l'avion – Départ 13h 40 - Arrivée Moscou 19h 25 (17h25 en France) transfert 2h 55 – Départ Moscou 22h 20

Dimanche 1er août
Arrivée Delhi 5h 45 (2h 45 France) presque 6h de voyage. Cathy nous attend à l'aéroport et nous filons jusqu'à l'autre aéroport 
Départ 10h45 arrivée SRINAGAR 12h. Nous sommes au Cachemire.
Il y a des militaires, partout ! C'est le couvre-feu.
Nous traversons la ville fantôme, les rideaux des échoppes sont tous baissés.
Nous allons jusqu'au lac où nous devons séjourner en house boat.
Cathy fait l'appel, nous sommes dans la shikara (bateau local) avec le toubib Paul et sa femme Christine. Notre piroguier nous emmène jusqu'au bateau le ''Shalimar palace'' OUAH !! C’est superbe, tout en bois et très reposant. Nous sommes 13 sur le bateau
Nos 2 couples + Stéphane de Chamonix + Michel le Belge + Claudie la sœur de Cathy + Dominique et Danièle les chtis + Pierre le Vététiste et Elisabeth + Michel Vététiste aussi + André l'Alsacien plein d'humour. Chacun sa chambre, nous c'est la 3. Nous nous installons puis repas et repos.
A.m. Nous allons tous nous promener sur le lac, c'est magique. Pleins de fleurs, nénuphars et lotus, pleins d'oiseaux.
Le soir repas et dodo à 21h 40 - 2'' top chrono !!! Pour sombrer.

Lundi 2 août
Lever 5h du mat !! C’est organisation NED, il est fou Serge ! Mais, nous le voulons bien.
Nous partons en shikara au marché flottant et nous regardons les marchands s'échanger les légumes et marchandises, c'est surprenant. Il y a plein de beaux légumes, de fleurs et déjà les marchands flottants nous accostent pour nous vendre souvenirs et autres boissons etc. – retour au bateau, petit dodo puis petit déjeuner et à 10h balade sur le lac jusqu'à une île où nous nous arrêtons. Nous faisons connaissance avec les autres membres du groupe.
Retour en bateau.
Notre piroguier nous explique la vie au Cachemire. L'hiver le lac est gelé 3 mois. Ils replantent les lotus chaque printemps. Certains partent ailleurs car l'hiver est trop rude.
Repas à 13h
A 15h, nous repartons toujours en bateau sur le lac, nous n'avons pas le droit d'aller en ville c'est le couvre-feu, donc interdiction de foule et rassemblement.
Promenade dans les ''rues'' d'eau qui sont délimitées par l'habitat, côté boutiques d'artisanat. Objets en bois en papiers mâchés, tissus etc.
Retour au ''palace'' moment de calme et petite pioncette sur la passerelle.
18h Briefing de Serge et Cathy sur le LADAKH, la sécurité.
Distribution des dossards : Michel 38 – moi 39
19h 30 repas sur notre bateau.
A 21h dodo.

Mardi 3 août
Lever 3h du mat ! Nous montons dans les shikaras et nous traversons le lac de nuit jusqu'à la rive ou nous attendent les 4X4. 4 par voiture + chauffeur. Je suis devant Michel avec Jacques le Portugais et François Noël l'Angevin.
A 4h nous démarrons en convoi pour éviter les problèmes dus au couvre-feu avec arrêt par les militaires !
Direction le Ladakh pour ne pas avoir d'ennui !!
Nous traversons une partie de la ville qui est quadrillée par les militaires et nous sortons de la ville par une vallée le long du fleuve Sind.
Nous roulons dans la nuit et vers 6h le jour se lève. Nous sommes sur une route de montagne, nous doublons une cohorte de camions qui fait la route pour le ravitaillement des villes du Ladakh entre Srinagar, Kargil et Leh, notre destination finale et nous en croisons autant.
La conduite est spéciale, tout d'abord on roule à gauche et le doubler les véhicules est épique d'autant que je suis assise à côté du chauffeur. J'ai quelques sueurs froides de le voir s'approcher si près des autres.
Premier arrêt à Sonomarg, le Chamonix du Ladakh !! Station sans remontée où l'on pratique le ski héliporté !
Des contrastes, nous en verrons beaucoup – riche / pauvre – verdoyant / très sec
Nous continuons notre route dans une vallée verdoyante type vallée alpine de chez nous et nous attaquons le col et là c'est dantesque. Cathy et Serge l'avaient dit : c'est ''le salaire de la peur'', une piste taillée à flanc de montagne, le précipice d'un côté, le rocher de l'autre avec des véhicules qui se croisent à peine ! J'avoue que plusieurs fois je me suis sentie très mal en étant au-dessus du vide. J'ai pensé à MuMu. Après cette montée en lacets interminable, nous basculons au col à 3660m pour redescendre dans une belle vallée verdoyante.
2ème arrêt à DRAS, il est 9h du matin, nous buvons le thé ou café au bistrot ''rustique'' la ville est très pauvre et désolée. Quelle pauvreté, des enfants nous suivent en demandant ''to eat'' nous leur donnons les petites tartines préparées pour nous.
Nous continuons notre route et traversons une vallée beaucoup plus aride, montagne désertique, très minérale exceptée le long du fleuve où il y a des plantations de fruitiers dont des abricotiers  - excellent les abricots...mais avec modération ! Et beaucoup de bergers avec des moutons ou chevaux.
Nous arrivons à KARGIL (2743m) à 12h 30. Repas + grosse sieste pour se remettre de notre lever très matinal. Ensuite, nous allons faire un tour dans la ville. Beaucoup de monde, de voitures klaxonnantes, de petites échoppes avec de tout : des légumes et des fruits, du pain, des tissus en passant par la quincaillerie, le cordonnier, et bien sur le bureau internet. La ville est musulmane sous le regard de Khomeiny et Rasenjahny !! Des portraits géants dans une ville qui est à la limite de la frontière pakistanaise et qui fut copieusement bombardée en 1999.
Nous envoyons un message en France - retour à l'hôtel au calme, détente, douche.
Après c'est repas du soir et dodo.

Mercredi 4 août
Lever à 7h. Départ en bus à 8h pour le transfert.
ETAPE 1 -  SURU VALLEY - 22km en réalité 23 sur un parcours pas très pentu mais avec l'altitude c'est dur dur. Je m'arrête au 11ème km ! Et au 19ème j'ai du mal à courir, envie de vomir. Je marche, je trotte. Nous courons face aux grands sommets enneigés et aux glaciers mais il fait chaud et ça ne va pas fort. A 1500m de l'arrivée, je prends des crampes, calvaire pour finir. Michel termine 2ème tout frais ! Je m'assois ensuite je vais m'allonger sous la tente. J'essaie d'aller manger mais je ne peux pas donc je me couche jusqu'à 16h 30. Le toubib me donne de la poudre de réhydratation que je bois dans un grand bidon d'eau car a-t-il dit nous n'avons pas assez bu avec la chaleur 32° et l'altitude qui dessèche !
Ensuite, avec Françoise -la normande de Mongolie – nous allons nous laver vers le fleuve, tranquille.
Nous sommes au 1er bivouac, en tente avec l'équipe de Népalais qui nous suivent et nous assurent l'intendance c'est à dire : ils montent nos tentes, le marabout sous lequel nous mangeons et nous préparent à manger.
Nous avons 2 bus pour nous transporter et 2 camions pour l'intendance et nos sacs ou valises.
A 19h, Briefing. Serge annonce les résultats de l'étape 1 – Michel 2ème derrière le supersonique Dominique le Chti et moi 3ème femme. Présentation de l'étape 2
Repas du soir et dodo à 21h 30 sous la tente.

Jeudi 5 août
Nous n'avons pas fait une grosse nuit, endormis après minuit et réveillés par les angoissés à 5h 30 !! Alors que Serge a dit lever à 6h 30.
Petit déjeuner et départ du camp à 8h pour un transfert de 13km, 1h de route environ.
ETAPE 2 – ALLEE DES GLACIERS - 21km entre 3500 et 3900m – Pas trop de dénivelé. Je pars ultra prudente. Nous longeons le fleuve SURU qui est très tumultueux et boueux ! Tout va bien jusqu'à ce que l'on croise un torrent qui traverse la piste. J'essaie de passer, trop d'eau  – Claude et Arnaud passent, je ne peux pas trop de courant pour moi ! J’essaie de passer au-dessus, une pierre, 2 pierres puis rien je ne peux arriver de l'autre côté,  je reviens en arrière et j'attends, arrive un 4X4 je passe derrière, il a une échelle, je grimpe, monte sur le pare-chocs et m'agrippe au porte bagage !! Et je saute juste après le passage du torrent. 7 coureurs m'ont doublé pour rattraper les 1ers je mets plus de 3km. Le paysage est magnifique ; haute montagne, grands sommets et glaciers + fleuve de montagne bouillonnant. Le ciel n'est pas très découvert mais c'est mieux pour courir. Nous finissons dans une plaine au milieu des montagnes culminant entre 6 et 7000m dans un endroit superbe au milieu de nulle part  et au pied du glacier Shafar– j'aime -
Après l'arrivée nous nous lavons dans le torrent tout proche, très vivifiant et revigorant !!
A 12h 30 repas sous le marabout. Les Népalais nous font une cuisine variée et excellente. Après nous essayons de faire la sieste mais impossible, il fait trop chaud et il n'y a pas d'arbre pour se mettre à l'ombre. Sous la tente c'est étouffant aussi je fais mon carnet de bord assise près du torrent. Vers 17h, il se met à tomber des cordes.
A 18h 30 réunion avec résultat de l'étape 2
Repas sous le chapiteau et à 21h 30 extinction des feux, le camp s'endort.

Vendredi 6 août
Lever à 6h 30. Il a plu cette nuit et personne ne s'est levé avant l'heure ! Ni avant ''la boite à outil'' Petit déjeuner.
à 8h 30.
ETAPE 3 – MONASTERE DE RANGDUM - 24km
Top départ, direct du bivouac, sans transfert. Les 3 premiers km sont difficiles. Je souffle, on est à 3900m et ça se sent bien – Nous courons dans un paysage grandiose de montagne. La piste est très roulante avec des petits "radadas"!! Après le 1er ravito je me sens super bien, j'en profite pour courir, c'est pratiquement plat. A droite le fleuve, une grande plaine autour, des montagnes entre 6 et 7000m avec des sommets enneigés et glaciers. SUPER – Tout le long du parcours, il y a des petits ruisseaux et des torrents. Il faut mettre les pieds dans l'eau ! Impossible de faire autrement – Après le 2ème ravito, un gros torrent. Francis le Grenoblois me prête ses bâtons et me tient la main pour traverser. Ouf ! Sinon j'étais mal. L'eau est glaciale. Les pieds sont tout raides pendant quelques centaines de mètres. Nous sommes en pays bouddhiste au KSANSAR avec des stempas.
A 3km de l'arrivée, nous traversons un village et au loin on voit le bivouac. Arrivée à 4000m et 28° pourtant je n'ai pas chaud, l'air de la montagne. J'ai mis le T-shirt manches longues + les gants au 14ème km !!
Arrivée au pied du monastère de Rangdum.
Notre bivouac est dans un champ d'edelweiss. Magnifique. Le temps n'est pas très dégagé et l'on ne voit les sommets que de temps en temps. Petite douche vivifiante dans la rivière et repas en plein air. Autour de nous, on entend siffler les marmottes.
Après un petit repos, nous allons visiter le petit monastère  de Rangdum (3950m) ou vivent 21 moines, monastère situé au milieu des montagnes et près du fleuve.
Vers 19h la pluie recommence à tomber, le transfert va être difficile demain.
Au lit à 21h 30 toujours sous la pluie.

Samedi 7 août
Lever 5h du matin. La pluie a cessé vers 3h du mat. Moi je n'ai rien entendu, je dormais ! Nous montons dans les bus à 6h 24. Jour de transfert et de repos.
A 8h, arrêt sur la piste retour. Elle est coupée, le torrent a tout emporté et il y a un trou béant. Les bus et les 2 camions de l'intendance ne peuvent passer. Cathy et Serge nous annoncent que nous allons devoir marcher 14km environ. Ils nous demandent de prendre le minimum dans le petit sac à dos pour redescendre à notre point de destination Kargil. 8H16 : Les véhicules restent sur place et nous allons passer la 1ère crevasse, à cheval sur une planche au-dessus du torrent !! D’autres suivront. Dur, dur très dur pour moi mais j'aurai de bons samaritains pour m'aider à surmonter la peur de l'eau et du vide. 8H 39 – tout le monde a passé le 1er obstacle et nous partons en colonne pour plusieurs km de marche mais dans la bonne humeur et en papotant les uns avec les autres en traversant plusieurs endroits emportés par la pluie de cette nuit. Le fleuve que nous longeons est très bouillonnant et en cas de chute je pense qu'on ne survivrait pas !! Nous allons devoir une dernière fois traverser l'eau car le fleuve est passé par-dessus la piste, l'eau boueuse et glacée jusqu'aux genoux sur 150/200m. Je n'en mène pas large. Michel et Claude m'aident à traverser car je suis paniquée. Claude bute sur un rocher et s'entaille le tibia. Nous traversons tous les 3 et je souffle un bon coup en arrivant sur la terre ferme. 6/7 coureurs se sont aussi entaillés les jambes dont un sérieusement. Claudie s'est retrouvée assise dans l'eau glacée !! Traversée épique. Nous avons les pieds gelés, je ne sais même pas s'ils sont encore au bout de mes jambes !
Nous reprenons notre marche et nous nous posons dans un pré ou 2 autres bus venant de Kargil doivent nous récupérer. Il est 12h 20. Tout s'est bien passé. Les plus hardis aidant les fébriles – comme moi – lors des passages critiques. TOUT VA BIEN, nous sommes tous sains et saufs d'autant que nous apprenons qu'à LEH notre future et ex destination, il y a eu des éboulements et des morts.
Nous repartons à 14h10 pour un périple jusqu'à Kargil en bus par la piste longeant le fleuve tumultueux soit au-dessus soit à côté. J'ai souvent eu des moments de peur ! Je n'aime pas le vide et cette sensation que nous roulons sur une piste peu sûre, ni stable. Heureusement, les chauffeurs conduisent avec une grande prudence et ne font pas n'importe quoi.
Nous arrivons en ville à 19h. 5H 10 !! De bus. Nous sommes un peu cuits. Nous récupérons une chambre au même hôtel mais plus ''luxueuse'' que la 1ère fois. Nous descendons en ville pour téléphoner et surfer sur le net pour avoir et donner des nouvelles à la famille et aux amis. Ça grouille de monde. Les gens du pays cherchent aussi à avoir des nouvelles des leurs familles vivant à LEH. Il y a la queue à la poste qui n'a qu'un téléphone !! De plus les Indiens sont indisciplinés et passent devant tout le monde.
Retour dans la chambre, je prends une grosse douche, ça décape et c'est top mais c'est à l'eau froide, tant pis ça fait du bien et on s'habitue.
Au briefing, Serge nous annonce que demain nous restons sur place parce que ça ne passe nulle part. La route jusqu'à Leh est coupée à plusieurs endroits. L'aéroport est touché et fermé. Donc il joue la sécurité et c'est bien ainsi. Tous les participants sont conscients des évènements.
Repas du soir et nous allons dormir à 22h.

Dimanche 8 août
J'ai fait un gros dodo ! Debout à 7h 30, c'est la grasse mat. Journée libre par la force des choses. Petit déjeuner et à 9h nous descendons dans Kargil, ville à très forte tendance musulmane – je prends Michel par le bras et je vois que plusieurs hommes me regardent de travers ! Nous arpentons la rue principale. Il faut faire attention car il n'y a pas de trottoirs et les voitures roulent à gauche, ça klaxonne tout le temps et il y a du monde partout. Je ne me sens pas à l'aise et puis ça nous saoule toute cette foule aussi nous rentrons et nous nous installons à l'ombre vers la chambre, tranquille et c'est atelier lecture !!!!!
13h repas. Serge et Cathy sont partis en reconnaissance pour trouver une étape de "remplacement" pour demain autour de Kargil.
Lorsqu'ils reviennent, ils nous annoncent une étape de 17km avec un dénivelé de 670m – 3 ravitos et arrivée vers le plus vieux Bouddah du Ladakh qui se trouve à la sortie d'un petit village dans la montagne.
A 15h 30, nous allons à nouveau dans Kargil pour téléphoner en France. Les lignes sont saturées ou coupées – priorité aux locaux. On ne pourra pas avoir la France. Nous allons sur le net. Message de Steph, Gregre, Jean-Noël, Julie. Johanne à NED.
Nous cherchons des T-shirts pour demain,  1 pour Michel rien pour moi, pas étonnant vu que les femmes sont toutes voilées ! On rentre se mettre au calme puis douche bienfaitrice mais très fraiche.
A 19h 30, au briefing.
Serge nous annonce que nous n'irons pas à LEH et nous ne ferons pas les étapes prévues dans la vallée du Lindus. Nous ne verrons pas le Ladakh et ses temples bouddhistes. Les routes sont coupées et quelques ponts aussi.
Il y a de gros dégâts et trop de risques pour nous.
A Leh, la situation est catastrophique + 800 morts et 600 disparus pour le moment. L'urgence est prioritaire. L'aéroport est coupé.
Donc, demain nous courrons autour de Kargil et après-demain aussi. Nous rentrerons par Srinagar avant le retour sur Delhi puis la France.
Après nous allons manger et dodo.

Lundi 9 août
Jour des 3 ans de LEA ma petite poussinette,  Déjà !!
J'ai très mal dormi. Comme une crise d'asthme ! Comme si j'étouffais. Le matin je ne me sens guère mieux.
Lever à 7h, certains étaient debout à 5h 30 ! Petit déjeuner et nous partons tous à pied à 1km de la sortie de la ville en tenue short/T-shirt ! Les musulmans nous regardent – nous les filles – d'un sale œil -
A la sortie de Kargil, il y a 2 maisons qui sont détruites, emportées par les pluies !
ETAPE 4 - 17km
Départ à 8h 30 –  700m de dénivelé.
Dur, dur, ça ne va pas fort et ça monte tout le temps.
Pas d'arbre, très chaud, la montagne, les cailloux et la poussière. Nous traversons les ruelles d'un village qui sont un chemin ou même une voiture ne passe pas ! Un village d'un autre temps où l'on se demande comment vivent les gens. Après la traversée, nous arrivons au bouddha, le plus vieux du Ladakh en longeant une falaise de quartz, très difficile pour tous. J'arrive complètement cuite et toujours mal. Mais j'apprécie quand même la fin d'étape car elle est très belle.
Nous redescendons, donc sur un km à pied et nous pique-niquons sous les arbres à l'ombre pas loin du torrent. Les villageois passent à côté de nous, les femmes avec de lourdes charges de foin sur le dos, les hommes et les enfants sont venus voir les ''bêtes curieuses'' ces étranges individus qui courent !!
A 13h 30, nous rejoignons les bus restés à l'entrée du village. Nous sommes entourés par tous les écoliers, habillés tous de la même façon.
Dominique sort de son sac à dos, pleins de lunettes de vue. Il en fait essayer à un papy qui après 2/3 essais trouve une paire à sa vue, on croirait qu'il lui a offert la lune. C'est là qu'on voit que nous sommes complètement décalés, nous les occidentaux. Ce qui paraît simple et naturel chez nous est une exception dans ce pays. Voir, tout simplement voir.
Nous partons pour 1h de trajet, retour à Kargil. En arrivant, une bonne douche très réparatrice et aussi très froide ! Pas d'eau chaude puis sieste de ¾ h.
Nous descendons dans la ville, achetons des macarons à la noix de coco, super bons !! Puis repos et lecture à l'hôtel jusqu'au repas. Nous n'avons pas de nouvelles de la France  aujourd'hui.
Serge nous annonce lors du briefing que l'étape 5 du lendemain se fera encore autour de la ville pour arriver dans la vallée des abricotiers. Katy revenue de reconnaissance nous explique que les 3 prochaines étapes nous emmènerons jusqu'à 4500m et que nous serons à Srinagar samedi.
Dodo à 22h

Mardi 10 août
Lever à 7h. Petit déjeuner.
ETAPE 5 - 20km.
Départ à 8h 45 - Les 3 premiers km nous grimpons sur une piste très fréquentée par les véhicules et très poussiéreuse. Nous passons devant un dépôt de carburant avec de nombreux camions qui attendent. L'essence est rationnée car Kargil n'est plus approvisionnée suite à la catastrophe de Leh. Même la nourriture car tout arrive de Leh et il n'y a  plus de communication entre les 2 villes. Toute l'urgence est là-bas où la ville compte de nombreux morts.
Nous basculons sur la vallée au km 4, longue descente, à la fin je prends un coup de chaud. Arrivée sur un pont, Pierre-Michel et Gilbert nous attendent pour nous faire traverser un à un. Ils m'aident à passer au-dessus du fleuve bouillonnant, je suis crispée sur le bras de PM – toujours pas fière la Joce !! Ça me noue les tripes.
Après nous remontons sur la piste que nous avons prise hier, puis descente (ça montait vraiment) jusqu'au 14ème km. 2ème ravito, c'est Claudie qui nous abreuve et m'annonce – arrivée 5km. Nous longeons une vallée verte, vallée des abricotiers et nous basculons vers un petit village, passons une ruelle étroite entre les maisons et soudain Serge est là, fin du parcours !! 15km500 (jamais fait un 5000 aussi vite) au bord du fleuve sous les abricotiers.
Serge me dit qu'il a pensé 3/4 fois à moi cette nuit, sympa, et me demande si j'ai bien passé le pont, oui oui avec 2 aides forts et costauds, ça allait.
A.m. Nous descendons voir les messages et essayons en vain de téléphoner, ça ne passe pas. Comme hier.
Messages de Jérôme qui part à Alès, Steph, Gregre et Julie + Michou qui nous donnent des nouvelles ''Henri est sorti du coma, a posé des questions, la date, la maison, depuis combien de temps ? Il a respiré seul 1h 30. Tout se passe mieux sauf le bras gauche apparemment. Je suis heureuse de savoir qu'il a repris conscience.
A 18h Serge, nous présente le raid de juillet 2011 au Tibet. Pour moi c'est niet, trop dur jusqu'à 5500m et pour l'instant j'ai assez de frayeurs. Après c'est le briefing : il fait des remarques sur certains qui ont dû changer d'hôtel et d'autres déçus par le changement de programme. Mais pour être en sécurité il dit qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Et je pense que pour nous c'est la sécurité avant tout, je tiens à rentrer en France.
Katy présente les 3 étapes – dur, dur ; Demain + 500m après-demain +700, la dernière +1100m !!!!!!!!!! + transport en camions !!
Après le repas nous bouclons la valise et dodo.

Mercredi 11 août
Lever 7h. Petit déjeuner et départ à 8h 35. 27km de transfert en bus.
ETAPE 6 - 23km 
Départ à 10h 15 - dénivelé +500m après le 13ème km.
Tout d'abord course dans la vallée avec des ''radadas''. Ça va pas mal mais il fait chaud. Après le passage dans le village nous attaquons la côte. Ça commence à monter et pour moi à aller mal. Je cours, je marche avec les bâtons que j'ai récupérés au 1er ravito. 2ème ravito au 16ème km dans la montée, je me sens de plus en plus cuite. 1km après le torrent à traverser, 2 ladakhis m'aident  car je n'arrive pas à traverser dans l'eau ni sur l'ersatz de pont en galets !
A 5km de l'arrivée tout va de plus en plus mal et à partir de 4km, je marche, je suis vidée, plus rien. A l'arrivée je me pose et après je vais dans la tente, je suis malade, le ventre en vrac. Je reste couchée de 13h 30 à 17h ! Je me repose et je dors. Après je fais la toilette dans le seau et je sors. Ça va mieux mais je n'ai pas de force. J'ai le ventre vide.
Briefing pour l'étape de demain, repas du soir. Je mange mais j'ai l'impression de ne pas remplir !!
Dodo à 20h45

Jeudi 12 août
Bon Anniversaire Michou, eh oui c'est l'anniversaire de ma sœur et même au bout du monde, je pense à elle.
C'est fou comme on pense aux siens et à tous ceux qu'on connaît quand on est au bout du monde.
Lever à 6h et petit déjeuner. A 7h 20 nous montons tous dans la bétaillère !! oui, oui.
60 péquins accrochés aux rambardes et aux barres dans 2 bétaillères pour un transfert de 6km à flanc de montagne sur une piste cabossée. Elle n’en mène pas large la Joce ! Pas piper mot pendant la montée. Je ne me sens pas bien du tout.
Après 6km, stop et nous voilà au départ :
ETAPE 7 - 20km
Départ à 3900m - D'abord, 11km de côte, dur, dur. J'ai pris les bâtons, je fais du 10' au km – toujours rien dans les jambes, le vide. Je me traîne littéralement, je n’avance pas, je pense que c'est la continuité d'hier. J'arrive au col, passage à 4500m. Je pose les bâtons au ravito et je commence la descente. 9Km en lacets vertigineux. Les grands sommets en face de moi. Je n'arrive même pas à reprendre mon souffle. Je sais définitivement que je ne suis pas faite pour l'altitude au-dessus de 2500/2800m ! A bout de 700/800m, je trottine mais jusqu'à l'arrivée, je descends en marchant de temps en temps pour récupérer.
Dure étape, très dure. Je me pose à l'arrivée.
Je récupère et après ça va mieux. A midi, nous mangeons sur l'herbe avec le repas que nous ont préparé les Ladakhis qui avait fait suivre l'intendance !! Pâtes, légumes – super – nous mangeons très bien et ….au milieu de nulle part dans l'Himalaya.
A 13h 20, nous remontons dans nos bétaillères mais cette fois pour 26km de transfert ! Dur, plus dur que de courir pour moi.
9km de montée, je suis accrochée à la barre et je regarde les sommets. J'ai eu quelques moments où je ne me suis pas sentie bien du tout. Dans la descente, je me cramponne à la taille de Michel d'une main, l'autre toujours accrochée à la barre. 1H 50 de trajet sur une piste en lacets à flanc de montagne – j'ai beaucoup pensé à toi MuMu.
Aussitôt après tous ces km, nous montons dans les bus qui nous ramènent à KARGIL.
Arrivée à 17h 50 – 4h 30 de transport, nous sommes un peu cuits.
Nous récupérons les bagages et nous sommes toujours dans la même chambre, on prend des habitudes !!!!
Je fonce à la douche – grand moment – lorsque je suis bien shampooinée et blanche de mousse, plus d'eau ! 1/2h pour me nettoyer mais ça fait partie de l'aventure et ce n’est pas grave même plutôt rigolo.
Après c'est repos car nous sommes cuits.
Il paraît qu'en France, ils ont donné les infos sur la catastrophe de LEH seulement à partir du 9 ! Des familles recherchent leurs proches. NED reçoit beaucoup d'appels de nos familles aussi.
Mais nous, nous sommes sains et saufs et nous avons échappé au drame qui s'est déroulé là-bas. Nous n'avons pas de nouvelle de FRANCE. Ça m'angoisse un peu.

Vendredi 13 août
Lever à 6h – Départ à 7h 40 pour la dernière étape.
Tout d'abord nous avons un transfert de 2h 45 !!
Arrivée à GRAS.
8ème et dernière ETAPE - 20km
1100m de dénivelé de 3100m à 4200m. – Départ au pied de l'ascension
Du départ, nous voyons toute la montée sur une piste en lacets.
Bon départ, je me sens bien. Je prends mon petit train de course et je commence à grimper. Après le 5ème km c'est course et marche alternée. J'ai pris les bâtons et je m'en sers. 5ème km petit ravito vers Claudie et je repars, ça va bien course et marche, seule, Corinne est devant et les autres filles, Claude, Pascale, Kilou un peu plus loin derrière moi.
Michel se bat avec Pierre le Belge et Sébastien qui a débridé les chevaux pour finir en apothéose. Je ne parle pas de Dominique, personne ne l'a jamais vu, toujours devant, je pense qu'il devait avoir un train à prendre et qu'il ne l'a pas trouvé !!!!!!!!! Trop fort pour tous.
Ça monte dur,  quelquefois il y a des rampes comme dans Goudard à Marvejols-Mende
2ème ravito Pierre Michel et Lucas nous attendent. Petit verre et ça repart. Ça va toujours et j'en profite quand je ne cours pas, je pousse fort sur les bâtons et j'ai le mental. J'aperçois les cars dans les lacets au-dessus de moi. Je croise une famille de Ladakhis avec leurs petits chevaux, une photo que je leur fais voir, ils voudraient bien que je leur donne mais ce n'est pas possible.
3ème ravito au 14ème km – c'est un indien, hello, je remplis le bidon d'eau et je repars. Je prends des photos des paysages magnifiques dans lesquels nous nous trouvons. Au 15ème km Gilbert est dans le 4X4 et me dit qu'il y a 1km de plus et ça me coupe les pattes, démobilisée ; Après je marche jusqu'à l'arrivée. Pascale me double au 18ème km et me dit d'aller chercher Corinne pas envie, je le regretterai car je perds la 3ème place – pas grave, ce n'est pas le championnat du monde. Je ne souhaite que finir.
 A 800m de l'arrivée traversée du névé et enfin le sommet 4200m. 3H 01
 Il ne fait pas très chaud, il y a du vent.  Serge m'embrasse – MERCI de m'avoir soutenu car je n'ai pas toujours grand moral. Bises  à celles et ceux qui m'ont précédé, un bon petit coca et je redescends au bus environ 3km plus bas en encourageant tous ceux qui sont derrière moi. Tout le monde fait de même et on se retrouve tous sur la piste pour manger. Très bon repas de nos marmitons Ladakhis avec comme image un paysage de montagne grandiose.
A 15h 30, nous redescendons en bus et je n'en mène toujours pas large, la trouille de tomber dans le ravin !
17h au bivouac, le dernier au-dessus du village de GRAS, le 2ème endroit le plus froid du Ladakh en hiver, nous a-t-on dit.
Nous sommes l'attraction du jour, presque tous les gens du coin sont là ! Nous nous installons et...photos.
A 19h 30 le toubib Paul nous fait une démonstration du caisson de décompression qui n'a servi à personne.
A 20h nous avons droit à un feu d'artifice offert par l'équipe locale qui nous accompagne depuis le début du raid. SUPERBE et surtout très sympa et après repas de gala avec gâteau chocolat/chantilly sous le chapiteau.
Nous finissons en beauté et tous valides.
Dodo sous les étoiles et sous la tente à 22h à 3100m.

Samedi 14 août
Debout à 6h, je ne me sens pas bien car nous allons prendre la route que nous avons empruntée au début et ça me panique.
Départ à 7h 15 pour SRINAGAR. Les 2 premières heures se passent bien mais après c'est la descente du col (3531m) à flanc de falaise avec un vide vertigineux. Je regarde le moins possible mais je ne me sens pas bien du tout. Heureusement, nous n'avons pas de circulation dans le sens opposé – c'est jour de fête -  car nous circulons côté vide !! Arrivée en bas à 2700m, nous poursuivons notre route dans une vallée magnifique et nous arrivons tranquillement sur Srinagar ville de départ de notre périple après 6h de route !
Nous retrouvons nos shikaras et nos piroguiers, notre house boat le ''Shalimar palace'' et notre chambre n° 3 et la même table !! Revenu à notre point de départ par la force des choses après un beau raid mais dans une situation de catastrophe.
Nous nous installons tranquillement, nous mangeons et après c'est repos bienfaiteur.
On ne bouge pas du bateau. J'écris les cartes mais je les rapporterai en France car la ville est encore sous couvre-feu et interdite.
Le soir repas à 20h en compagnie de Claudie, Michel le Belge, Dédé, Stéphane et à l'autre table Paul le toubib et Christine, Dominique et Danielle, Pierre et Elisabeth.
Discussion entre nous et dodo à 22h.

Dimanche 15 août
Il a beaucoup plu cette nuit, c'est la mousson ;
Petit déjeuner à 8h et nous partons en shikara à 9h. Nous allons à l'autre bout du lac – 1h 20 de bateau ! Nous allons visiter un jardin spécialement ouvert pour notre groupe - et fermé pour cause de couvre-feu.
Les bateliers font la course entre eux. Le nôtre plutôt placide coupe à travers les lotus et nous sommes 1ers sur la berge !! Comme il dit « nous ne faisons pas la course mais nous voulons être le 1er »
Nous nous promenons dans le jardin au milieu de belles fleurs et très beaux arbres.  Nous rentrons sous la pluie. Repas à 13h 30. Après je range le sac à dos, le retour est proche.
Serge vient me voir et m'annonce qu'il a eu un message. Henri parle et Michèle l'a eu au téléphone ! Je n'en crois pas mes oreilles. Il a refait surface après 6 semaines de coma.
A 19h, cérémonie de clôture du raid sur un bateau nuptial ! Avec tout le groupe et repas assis tous ensemble à même le sol. Nous revenons au house boat à 22h et nous allons discuter dans celui de Serge et Katy jusqu'à 23h. Et dodo.

Lundi 16 août
Debout à 7h 30. Petit déjeuner et départ à 9h, une dernière en shikara pour rejoindre la terre ferme et les 4 X 4 qui nous emmènent à l'aéroport de SRINAGAR, ville toujours sous couvre-feu et dont nous n'aurons rien vu.
Un 1er barrage sur la route à proximité de l'aéroport, fouille du 4 X 4 , de nos bagages et de nous.
Arrivée à l'aéroport, nouvelle fouille puis check in et à nouveau fouille. On déballe tout, le sac à dos complet. Inspection totale, on nous demande ce qu'est la montre GPS ! Certains se font taxer la batterie des appareils photos, moi je passe à côté de la table où cela se passe, en douce !! Ensuite, c'est l'attente dans l'aéroport.
A 12h 30, nous embarquons avec encore une fouille. 4 en tout !
Décollage à 13h 15 et arrivée à New Delhi à 14h 30. Nous allons à l'hôtel ou nous prenons une douche réparatrice après le voyage. Avec Michel, nous ne sortons pas de l'hôtel car rien que le transfert aéroport / hôtel m'a complètement bouleversée de voir autant de misère.
J'ai le souvenir d'une petite fille de 2/3 ans assise sur un muret au milieu d'un carrefour avec une énorme circulation au risque de mourir et de sa mère enceinte qui travaillait à côté. Je crois que je n'ai jamais ressenti la pauvreté à ce stade-là, extrême et violente pour nous mais qui remet beaucoup de choses en question dans nos vies d'occidentaux.
A 19h 30, nous allons manger une dernière fois tous ensembles.
21h 30 Nous disons au revoir à ceux qui ne rentrent que demain et ceux qui prolongent. A Claude, Annick, Arnaud. A la prochaine, j'espère. Nous partons pour l'aéroport et nous nous envolons pour Moscou à 2h du mat.
22h 30 chez nous, youpi ! 6H 30 de voyage entre Delhi et Moscou. Les bagages vont directement en France.
1h 45 de transit à Moscou et envol pour Paris. Nous sommes à Paris à 10h 45 à Roissy CDG.
J'appelle en France – Steph, Fanchon, Michou, Joëlle, Jérôme sans succès mais il me rappellera.
Chacun rentre chez soi et nous prenons le TGV direction St Etienne à 14h 28. Nous sommes à la gare stéphanoise à 17h 41. Robert notre copain de SGL est venu nous récupérer à la gare et nous ramène à la maison. Je suis heureuse de retrouver la maison après trop d'émotions.
Je déballe mon sac, celui de Michel est resté à Moscou ! Grosse lessive et nous allons manger chez Robert et Janine. C’est bon de manger français et surtout sans épice.
Nous allons dormir à 22h 30.

 

Nous avons vécu de grands moments dans un site grandiose l'Himalaya.

Ce qui reste de ce périple, un pays l’INDE très divers
Le Cachemire fleuri, sur un lac reposant mais dans un endroit en guerre, dommage nous n'aurons pas vu Srinagar ni ses habitants.
Le Ladakh et ces hauts sommets
Une population parmi les plus pauvres du monde – des visages d’enfants, de personnes âgées,  des regards, des sourires, mais aussi de la tristesse, de l’étonnement.
Et un regret celui de ne pas être allés jusqu’à LEH capitale du Ladakh en pays bouddhiste, mais on n’arrive pas dans un endroit dévasté, la fleur aux dents, il faut respecter la population.  Même si c'était un voyage d'exception.

FIN DE L’AVENTURE........ à la prochaine moins mouvementée, j’espère, avec moins de stress et d’angoisse !

 

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